Circuit du Scharrach

Anneau jaune – Itinéraire circulaire – Longueur du sentier : 8,7 km – Durée 3h

Départ et arrivée au parking de l’école primaire de Scharrachbergheim et retour cote 178

Parcours : Scharrachbergheim > Irmstett > Chapelle > Départementale D118 > Cote 189 > Cote 226 > Cote 261 > Carrière > Dahlenheim 269 >Le Scharrach > Scharrachbergheim > Église protestante > Cote 221 > Odratzheim > Départementale D225 > Scharrachbergheim.

Informations sur le circuit

Scharrachbergheim-Irmstett est un charmant village viticole offrant un cadre de vie paisible et un lieu de départ idéal pour des promenades dans les vignes ou sur le Mont Scharrach. Le Mont Scharrach est le témoin du façonnage des paysages par les activités humaines au fil du temps. Le sentier se faufile dans le vignoble et le long de la Mossig pour conduire jusqu’à la colline du Scharrachberg, ou Mont Scharrach.

Points remarquables

SCHARRACHBERGHEIM

Le 1er janvier 1975, la commune d’Irmstett fusionne avec celle de Scharrachbergheim pour devenir Scharrachbergheim-Irmstett.

L’histoire du village est étroitement liée à la colline du Scharrach et au château.

Les trouvailles de haches de bronze et les relevés topographiques de Robert Forrer, archéologue du début du XXème siècle, attestent l’occupation du Scharrachberg dès l’époque néolithique.

Dans un document de 1288, le village apparaît sous le nom de Berchheim.

Autre hypothèse développée par le pasteur Georges Ruch en poste à Scharrachbergheim de 1946 à 1955 : Le nom de Scharrach proviendrait peut-être de l’expression “drowe am Schurrik” usitée encore au début du XXème siècle à Dahlenheim, village situé à l’est de la colline du Scharrach.

Ancien village ayant appartenu à la famille des Géroldseck jusqu’en 1390, puis à la famille d’Ochsenstein. Les seigneurs de Scharroch qui donnèrent leur nom à la cité tinrent Scharrachbergheim en fief jusqu’en 1454. Le château primitif, situé au sommet du Scharrachberg a été pillé par les Armagnacs en 1444.

Réformé en 1538, le village devient protestant avec Irmsett comme annexe. Les catholiques dépendaient de la paroisse de Dahlenheim.

Le manoir fur construit vers 1770, en 1947 son propriétaire l’a remis à la Fédération de Charité qui y a installé des enfants. En 1961 le manoir est devenu un institut médico-pédagogique.

La gare de Scharrachbergheim fut utilisée jusque dans les années 1980. Vers la fin, il y passait encore un train de marchandise assurant la liaison Molsheim – Romanswiller. Le train passait deux fois par jour, le premier passage se faisait entre 12 h 45 et 13 h, le deuxième passage se faisait entre 14 h 45 et 15 h.

La gare fut rénovée dans les années 2000 et sert maintenant d’appartements.

Le château

Du château construit au Scharrach, on ne connaît aucun renseignement si ce n’est sa destruction au XVème siècle par les troupes de Strasbourg qui voulaient chasser les Armagnacs, soldats du futur roi de France Louis XI, qui avaient investi le château.

En 1460, à la mort de Jean de Scharrach, la descendance mâle de la famille de Scharrach s’éteint. Agnès de Scharrach, la fille, épouse un noble du pays de Württemberg, Meinlach de Dettlingen.

Ce sont probablement les Dettlingen qui feront édifier ce nouveau manoir féodal au nord-est du village. C’est un château à douves ou “Wasserschloss”. L’eau des fossés provient des sources proches.

La cave dimière est une maison alsacienne près de l’église protestante possède une grande et haute cave. Autrefois, les gens y apportaient la dixième partie de leur récoltes.

L’église fut construite entre 1893 et 1894, elle est construite en grès rose dans le style gothique.

Une ancienne auberge fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. Elle fait maintenant place à une grande prairie au sommet du mont Scharrach.

IRMSTETT

Le 1er janvier 1975, la commune d’Irmstett fusionne avec celle de Scharrachbergheim pour devenir Scharrachbergheim-Irmstett.

Le village d’Irmstett se trouve sur le versant est du Krummberg (265 mètres) en contrebas des vignobles du grand cru Altenberg de Berbieten.

La fondation légendaire du village est attribuée aux Francs. En 496, ils construisirent château et colonges et érigèrent le “Palais Royal” sur le site de Kircheim. Dagobert II, qui vécut vers 674, avait une fille du nom d’Irmina. Elle serait la fondatrice d’Irmstett. D’après la légende, la pieuse Irmina venait souvent se recueillir dans une grande forêt de chênes où elle fit ériger une petite chapelle. On donna à ce lieu le nom d’Irminastätte” autour duquel grandit un petit village appelé d’abord Irmina Stätte et plus tard Irmstett.

L’origine d’Irmstett semblerait remonter à l’époque celte. Un chemin celte passait dans la vallée de la Mossig. L’actuel “Allmendweg” en serait encore une partie. Quant au “Sauerbrunnen”, source salée à 200 m au Sud du village, il aurait été un lieu de culte celte. Aujourd’hui, la croix qui se trouve à côté du “Sauerbrunnen” rappelle cet ancien site. Ce crucifix est connu, dans la région sous le nom de “De dirre Herrgott”, le “Christ décharné” autour duquel on construisit une chapelle.

Une légende concernant ce crucifix raconte que lors de l’invasion suédoise (1618-1648), durant laquelle toute l’Alsace fut mise à sac, un lansquenet suédois aperçut une jeune fille qu’il voulut rattraper. Cette dernière s’enfuit en direction du “Sauerbrunnen” et se cacha dans les roseaux qui l’entouraient. Elle fit le vœu de faire ériger une croix à cet endroit, si elle échappait au soldat. Elle tint promesse et fit don d’une croix en bois. Le Sauerbrunnen devint alors un lieu de pèlerinage pour la population des environs. On lui reconnut des pouvoirs de guérison, notamment de la tuberculose et on lui donna le nom de Ulrichsbrunnen.

Irmstett est d’abord propriété royale du palais de Kirchheim. Le village appartient ensuite aux seigneurs d’Ochsenstein, puis par mariage et héritage successifs, aux seigneurs de Bitche-Deux-Ponts, puis aux comtes de Hanau Lichtenberg. Le village avec son ban sera donné en fief à des familles nobles de petite condition. Les noms des chevaliers de Balbronn, de Ramstein, les Böcklin de Böcklinsau, les Beger de Geispolsheim y apparaissent. Jusqu’à la révolution française en 1789, Irmstett appartenait au Comté de Hanau-Lichtenberg et fut ensuite intégré au département du Bas-Rhin. En 1791, Irmstett comptait 185 habitants, 142 catholiques et 43 protestants2.

Le premier conflit mondial a fait perdre six de ses fils à Irmstett tandis que le second a fait trois victimes parmi les incorporés de force dans l’armée allemande.

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