Circuit des sanctuaires autour de Mutzig

Anneau jaune – Itinéraire circulaire – Longueur 14 km – 4 h

Départ et arrivée :

Parking de la gare de Mutzig

Parcours

Parking de la gare de Mutzig > Chapelle Notre Dame de Lorette à Hermolsheim > Chapelle Heilig Hiesel > Gresswiller > Dinsheim sur Bruche > Chapelle de la Vierge > Schiebenberg (statue de la Vierge) > Chapelle Saint Wendelin > Sentier des Roches > Rocher Alphonse Mockers > Mutzig > Chapelle de la Trinité > La Source > Porte Untertor > Chapelle Saint Jacques >  Mutzig gare

Informations sur le circuit

  MUTZIG

La ville médiévale de Mutzig, située sur la Route des Vins d’Alsace abrite entre ses murs et à proximité de superbes chapelles et lieux de pèlerinage. Ce parcours permet de s’aventurer sur les hauteurs de la ville pour avoir une vision remarquable sur la ville et les paysages verdoyants.

La gare de Mutzig

La gare de Mutzig est une  gare de la ligne Strasbourg ville à Saint Dié.

La station de Mutzig est mise en service le 15 décembre 1864 par la Compagnie des Chemins de l’Est, lorsqu’elle ouvre à l’exploitation un embranchement de la ligne à voie unique, de Strasbourg à Barr, section du chemin de fer de « Strasbourg à Barr, à Mutzig et à Wasselonne».

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d’Alsace Lorraine (EL) à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870 (et le traité  de Francfort qui s’ensuivit).

La ligne est prolongée jusqu’à Rothau le 15 octobre 1873.

Le bâtiment voyage actuel actuel est construit en 1902 par la Direction générale impériale des chemins de fer d’Alsace-Lorraine.

Le 19 juin 1919, la gare entre dans le réseau de l’Administration des chemins de fer d’Alsace Lorraine (AL), à la suite de la victoire française lors de la Première guerre mondiale. Puis, le 1er janvier 1938, cette administration d’État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires de Mutzig. Cependant, après l’annexion allemande, c’est la Deutsche Reichbàhn qui gère la gare pendant la Seconde guerre mondiale, du 1er juillet 1940 jusqu’à la libération (en 1944).

En 2014, c’est une gare voyageurs d’intérêt régional (catégorie B : la fréquentation est supérieure ou égale à 100 000 voyageurs par an de 2010 à 2011), qui dispose de deux quais (un central et un latéral), un abri et une passerelle. La même année, la SNCF estime la fréquentation de la gare à 241 417 voyageurs.

La ville connut un développement industriel exceptionnel et de nombreuses petites industries prospérèrent. Ce développement reprit au cours de la période allemande, entre la guerre franco-prussienne de 1870 et la Première Guerre mondiale, époque durant laquelle furent construits deux casernes en ville et surtout la Feste Kaiser Wilhelm II. dont la construction et la modernisation s’étalèrent sur quasiment toute la période.

Notre Dame de Lorette (1666)

En 1666, l’évêque suffragant Gabriel Haug, fit élever une chapelle à la manière de la Sancta Casa de Loreto adossée au chevet de l’église conventuelle des Récollets. Surmontant l’entrée, les armoiries du fondateur et à l’intérieur, sa pierre tombale ornent la petite chapelle renaissance.

                                                      

Ancien couvent des Récollets à Mutzig-Hermolsheim

Jacques de Landsberg favorisa la fondation d’un couvent de Récollets à la suite de la mort prématurée de son fils cadet. L’église a été construite en 1631. Mais la guerre de Trente Ans arrêta le projet et les bâtiments conventuels ne furent édifiés qu’à partir de 1658. A la Révolution, le monastère fut vendu comme bien national. L’église démolie en 1795, le reste du couvent fut converti en habitations privées après avoir servi d’ateliers à la Manufacture d’Armes. On peut admirer un joli lavabo renaissance provenant du couvent, scellé dans le mur d’enceinte de la chapelle de Lorette.

Chapelle Heilig Hiesel (Notre Dame des sept Douleurs)

A l’origine une niche renfermant une statuette de la Vierge douloureuse dominait le site de Hermolsheim. La chapelle actuelle à pignon baroque de 1780 serait due à un luthérien paralytique qui recouvra l’usage de ses jambes à la faveur d’un pèlerinage.

  GRESSWILLER

En 2015, la commune comptait 1619 habitants et s’étend sur une superficie de 1024 ha, l’altitude moyenne est de 200 mètres.

Le village est mentionné pour la première fois en 849, lorsque l’empereur carolingien Lothaire1er donne à l’abbaye d’Erstein une cour domaniale située à Gresswiller. Au XIVe et XVe siècle, la localité appartient à plusieurs seigneurs, parmi lesquels on trouve les Andlau, les zum Trübel et les Wetzel von Marsilien.

En 1507, elle passe sous l’autorité de l’évêque de Strasbourg qui la conserve jusqu’à la Révolution. Les habitants sont parfois nommés « Schwedekorps »: corps de suédois, à cause de l’occupation du village pendant la guerre de Trente Ans, et en référence à un comte suédois qui aurait possédé des biens.

Grâce à l’industrie, Gresswiller connaît une importante croissance démographique dans la première moitié du XIXe siècle. La population double durant cette période, atteignant 1002 habitants en 1851. La commune subit ensuite plusieurs phases de régression jusque dans l’entre-deux-guerres, où elle retrouve un solde migratoire positif.

Eglise Saint-Martin

C’est devant le pignon de l’église reconstruite en 1766 que s’élève désormais la tour-porche se trouvant dans le style gothique tardif, le tout surhaussé d’une flèche en 1880. Le portail date de 1523 ; dans le clocher se trouvent quatre cloches dont la plus ancienne date de 1521. Dans le tympan creusé en niche se trouve la scène qui a inspiré le blason du village.

L’horloge Ungerer de 1882 qui trônait au sommet du clocher a retrouvé une seconde vie. Après restauration elle fonctionne à nouveau ; elle est visible par le grand public en permanence dans le bâtiment spécialement construit pour l’accueillir. 

Wurmberg

 

Butte calcaire dont le sommet est inculte. Les pentes abritent des pelouses d’orchidées et des fleurs particulièrement rares.

Planétaire

Le planétaire montre le Soleil et ses planètes à l’intérieur d’un double bandeau circulaire de neuf mètres de diamètre. Par un ensemble subtil de tringles et de pignons, les mouvements sont reproduits au plus près de la réalité. Les positions obtenues pour les planètes sont alors conformes à celles observables dans le ciel alsacien. Un écusson mobile sur l’un des deux bandeaux indique la date et le jour. Le deuxième bandeau porte les constellations que le soleil traverse au fil de l’année. Une horloges à deux cadrans tournant en sens inverse complète l’installation. Elle indique l’heure solaire, locale, l’heure légale, la durée du jour et de la nuit ainsi que les phases de la Lune. Tout cela est entraîné par une mécanique complexe. C’est un moteur à poids régulé par un balancier. L’originalité est que ce moteur est entraîné par déplacement d’une masse d’eau L’ensemble de cette réalisation a demandé 8 000 heures de travail bénévole. Le planétaire a été financé par la commune de Gresswiller avec le soutien du conseil général. Le planétaire accueille le public tous les deuxièmes dimanches de chaque mois de 14 h à 18 h et sur demande pour les groupes et les scolaires.

    DINSHEIM

« Jetez sur Dinsheim un regard, Si vous y passez par hasard.Sis au début de la vallée, Où la Bruche s’est étalée, En plusieurs bras turbulents, Devenant parfois des torrents, Au pied d’une pente calcaire, Où s’élève une vigne claire, Le village, comme un serpent, Le long de la route, s’étend.« 

Extrait du texte original écrit par Robert BASTIAN, le 10 janvier 1976

En 2016, la commune comptait 1447 habitants.

Son blason représente d’ailleurs une gaffe servant autrefois aux manœuvres de flottage du bois sur la Bruche et au bris de glace sur les cours d’eaux gelés.

La première mention de la commune remonte à 1007 sous le nom de Dunginisheim mais son histoire est bien plus ancienne car des recherches archéologiques ont mis à jour des pièces romaines du IIIème siècle, témoins d’une présence sur les lieux, ainsi que des céramiques sigillées qui ont marqué l’histoire.

Eglise Saints-Simon-et-Jude

Cet édifice de Style néo-classique a été érigé de 1828 à 1832. Cette église comprend un clocher semi-engagé à portique. La nef de six travées est très spacieuse tandis que le chœur polygonal est plus étroit. Sur le fronton du portail principal, un verset de l’ancien testament y est gravé en allemand : « Ce lieu n’est autre que la maison de Dieu, c’est la porte du ciel ». En 185 fut installé un orgue de Stiehr, qui fut modifié en 1896 par Franz Kriess qui y installa une console mécanique indépendante. Après un grave incendie en 1987, l’église est restaurée.

La Chapelle Notre-Dame

Petit sanctuaire dédié à la vierge qui était fréquenté surtout par les femmes enceintes. Sa construction reste un mystère mais se situe probablement au XVIIè siècle, vers 1770. Ce sanctuaire, dédié à Notre Dame, était fréquenté par les femmes enceintes et par les personnes atteintes de la teigne. A l’intérieur, une  statue baroque d’une vierge à l’enfant datant du XVII e siècle et une piéta de 1867  qui a pu être fabriqué dans l’Atelier de François Deneken de Strasbourg, certainement un don de la famille Nicolas Wick.

La chapelle fut rénovée en 1972.

Statue de la Vierge à l’Enfant du Schiebenberg.

En 1875, année sainte, fut érigée sur la colline du Schiebenberg (alt. 317 m) une statue de la Vierge à l’enfant. Elle a été inaugurée le 18 juillet 1875. Son origine est tirée des événements de 1870 où le maire, le curé ainsi que le sacristain ont été arrêtés pour connivence avec l’ennemi par les Prussiens. Il se révèle être que la sonnerie de l’angélus qui par hasard a coïncidé avec une attaque sur Mutzig, avait été interprété comme un signal par l’état-major. Après la relaxe, la statue de la Vierge a été érigée en remerciement.

Sites naturels du Krappenhummel et du Mittelpinn

Milieu naturel composé notamment de pelouses à orchidées sauvages.

  MUTZIG

La ville médiévale de Mutzig, située sur la Route des Vins d’Alsace abrite entre ses murs et à proximité de superbes chapelles et lieux de pèlerinage. Ce parcours permet de s’aventurer sur les hauteurs de la ville pour avoir une vision remarquable sur la ville et les paysages verdoyants.

Chapelle Saint-Wendelin

Élevée en 1566 par Adam de Landsberg, dont les armoiries figurent sur le linteau au-dessus de la porte ouest, la chapelle était dédiée primitivement à la Vierge. A l’intérieur on distingue des vestiges de fresques qui ornaient à l’origine le chœur et la nef jusqu’à la hauteur de l’entrée sud. Celles-ci ont malheureusement été ruinées lors de travaux de restauration. Le vocable actuel de Saint-Wendelin s’est substitué à celui de la Vierge probablement au XVIIIe siècle. La présence d’ermites demeurant à la chapelle est attestée au siècle dernier.

Chapelle de la Sainte-Trinité

C’est la plus petite des cinq chapelles de Mutzig.

Elle a été bâtie en 1740 par F. Antoni Graus en l’honneur de la Sainte Trinité.

Le 26 mai 1850 Jacques Burstert fit ériger une croix juste devant elle.

La source

La porte de Strasbourg (Untertor)

C’est l’un des principaux vestiges des anciennes fortifications. En 1775, la porte remplace son barbacane par un arc géant, qui lui sera démoli en 1894. C’est depuis lors que saint Maurice orne la face sud de cette tour. Le premier étage servira de prison municipale jusqu’à la Première Guerre mondiale. Les deux maisons qui étaient attenantes à cette tour sont détruites en 1940.

Chapelle Saint Jacques

Elle fut construite en 1626 à l’emplacement du village disparu de Wege, par Jacques de Landsberg et son épouse Amélie Zand de Merl. Ce petit édifice avec une abside à trois pans possède au-dessus de la porte sud un beau blason sculpté en haut relief représentant saint Jacques le Majeur en pèlerin au milieu de quatre blasons armoriés. Au XIXe siècle des ermites occupaient le logement accolé à la façade ouest.

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