Circuit des chapelles entre vignoble et canal

Anneau rouge – Itinéraire circulaire – Longueur du sentier : 14 km – Durée 5h

Départ/arrivée

Église du Dompeter ou chapelle Notre Dame d’Altbronn

Parcours

Dompeter > Avolsheim > Chapelle Saint Ulrich > Les vannes > Chapelle Marie Auxiliatrice > Wolxheim > Chapelle Saint Denis > La statue du Sacré Cœur du Horn > Chapelle Notre Dame d’Altbronn > Egersheim > Chapelle Saint Michel (Rimlen) > Canal Vauban > Piste cyclable > Chapelle Saint Armuth > Dompeter.

Points remarquables

Le Dompeter : une des plus vieilles église d’Alsace…

Depuis la route départementale allant de Molsheim à Saverne, on aperçoit en plein milieu des vignes et des champs, juste avant Avolsheim, cette belle église que la plupart des Alsaciens connaissent bien et dont le passé donne prétexte à mélanger savoureusement l’histoire et la légende.

Il faut d’abord évoquer la légende qui laisse entendre que la fondation de cet édifice religieux serait due à St Materne, l’évangélisateur de la plaine rhénane. Ceci laisserait supposer que le Dompeter remonterait à l’époque des premiers apôtres, or aucun écrit ne l’atteste, mais cela peut-être plausible dans la mesure ou il se trouve avec certitude à l’emplacement où se situait une agglomération gallo-romaine et plus tard mérovingienne.

Son histoire, en bref…

La datation exacte de la construction est toujours sujette à controverse, mais en nous référant aux études les plus récentes effectuées par Madame Simone BRAUN dans l’annuaire de la Société d’ Histoire et d’ Archéologie de Molsheim et environs, la période d’édification de l’église se situerait entre l’an 1000 et 1160. Cette datation est corroborée par la date de la consécration du sanctuaire par le Pape alsacien Léon IX en 1049.

Le Dompeter devint l’église de la ville de Molsheim selon un document datant de 1337, époque à laquelle on l’appelait communément « Dumfieter ». Il perdit vraisemblablement ce statut quand, lors de la Réforme, différents ordres religieux fuyant Strasbourg, s’installèrent à Molsheim.

D’après des inscriptions relevées en son temps par l’historien Specklin, mort en 1589, sont cités Clovis, Dagobert et Pépin parmi les princes auxquels incombaient les frais de construction, de réparation et d’entretien de l’église.

En 1675 elle sert de quartier général à Turennes pour le siège de Dachstein et en 1745 un incendie provoqué par la foudre détruisit la vieille tour romane. Celle-ci fut reconstruite dans sa forme actuelle en 1767.

Après avoir subi les méfaits de la Révolution, l’édifice se trouva en situation d’abandon total et malgré des réparations épisodiques ne cessa de se dégrader. Perdant son statut d’église paroissiale d’Avolsheim au début du XX e siècle, suite à son éloignement de l’agglomération et à la construction de l’église St Materne, l’état du Dompeter ne cessa de se détériorer jusqu’ en 1933 quand sa de stinée fut prise en main par les Scouts de France.

La restauration du Dompeter par les Scouts .

Émus par l’état de décrépitude dans lequel un prêtre et un scout découvrirent l’église en mai 1933, ils alertèrent les responsables du mouvement en Alsace, lesquels avec l’assentiment et la bénédiction de Monseigneur Ruch, évêque de Strasbourg entreprirent le nettoyage d’abord, puis la réhabilitation et la restauration du sanctuaire. Avec l’appui des services des Beaux-Arts et la participation des habitants d’Avolsheim qui collaborèrent avec les scouts, l’édifice retrouva rapidement un aspect plus digne ainsi que son charme et la sérénité qui lui sont très particuliers.

L’église fut rendue au culte et dédiée aux Scouts par Monseigneur Ruch le 12 octobre 1933.

Le 1er juillet 1934 furent transférées au Dompeter, par des groupes de scouts venant à pied de toute la région les reliques des principaux saints et saintes de toute la province.

C’est en commémoration de cet événement qu’une rencontre suivie d’une messe réunit les scouts tous les ans en juillet.

Après la Libération, la vierge de Strasbourg, statuette en bois sculptée par des scouts réfugiés en zone libre pendant l’occupation , fut également transférée au Dompeter. Elle subira malheureusement le même sort que les reliquaires et les statues polychromes qui furent victimes de cambrioleurs, mais sa copie retrouve sa place pour chaque célébration qui réunit les scouts.

En 1950 enfin, le vieil autel en bois qui se trouvait au chœur du Dompeter fut remplacé par un autel mémorial en grés qui porte les noms des 185 scouts d’Alsace morts pour la France.

Les légendes du Dompeter.

Missionné par St Pierre pour évangéliser le nord-est de la Gaule, Materne, accompagné de Valère et Euchaire, entreprit de convertir les tribus païennes établies le long du Rhin.

Ces peuplades étaient particulièrement sauvages et Materne manifestant une force qui ne pouvait être que d’origine divine renversa leurs idoles taillées grossièrement dans la pierre. De leur temple (Ebersmunster) il fit la première église consacrée au vrai DIEU.

Accompagné de nombreux convertis, il entreprit alors d’évangéliser les habitants d’Argentoratum (Strasbourg). Ceux-ci le chassèrent et cet échec provoqua chez lui un tel dépit qu’il en mourut. Valère et Euchaire cachèrent son corps en un lieu qu’ils appelèrent Eley (Ehl, qui signifie :cri de douleur) et fuirent à Rome pour en faire part à Pierre. Celui-ci leur fit reproche de leur manque de foi, leur confia son « bourdon »,( bâton de berger) et leur ordonna de retourner auprès de Materne et de le lui remettre. De retour en Alsace, les disciples exhumèrent le corps de Materne qu’ils trouvèrent encore souple et chaud. Ils lui tendirent le bâton de St Pierre, Materne ressuscita, le prit et poursuivit sa mission. (On dit aussi que Materne était le nom chrétien du fils de la veuve de Naïm que le Christ ressuscita, il s’agirait donc effectivement d’une deuxième résurrection). L’annonce de ce miracle provoqua de nombreuses conversions à travers la contrée et particulièrement à Argentoratum et les nouveaux chrétiens y construisirent une église dédiée à St Pierre. (Aujourd’hui : St Pierre le Jeune.)

La légende dit encore que la fille spirituelle de Pierre, Pétronille, rejoignit Materne et ses disciples en un lieu situé au carrefour des voies romaines menant vers Altitona (le mont St Odile), vers Trestabernae (Saverne) et la Germanie et enfin vers les Gaules. C’est non loin de là que l’on trouve une fontaine à laquelle étaient attribuées des vertus bienfaisantes dans le traitement des fièvres, elle est appelée aujourd’hui encore fontaine Ste Pétronille.

Distant d’une centaine de mètres de cette fontaine se trouvait un superbe tilleul au pieds duquel Materne avait l’habitude de prêcher. C’est également cet endroit qu’il choisit pour édifier la troisième église dont il fut à l’origine et la nomma « Domus Petri », la maison de Pierre, le Dompeter.

Par ailleurs, un sarcophage datant de l’époque romaine fut mis au jour parmi les tombeaux découverts près de l’église. Attribué à Ste Pétronille, il fut source de guérison de nombreux pèlerins qui n’hésitaient pas à y prendre place. Au XVII s lors du décryptage des inscriptions qui y figuraient, les archéologues découvrirent qu’il s’agissait du tombeau de Dame Terentia Augustula une patricienne romaine et non celui de Ste Pétronille. La réalité ne sut venir à bout de la légende et c’est pour mettre un terme à la pratique qualifiée de superstition que le cardinal de Rohan fit don du sarcophage à l’historien Schoepflin qui le fit transporter à Strasbourg. Il disparut ainsi que toute la collection archéologique de Schoepflin lors du bombardement de la ville en 1870.

Anecdote:

La croyance populaire supposait à la fontaine Ste Pétronille une vertu bienfaitrice pour les couples en mal d’enfants. En déposant un sucre dans l’encadrement de la petite fenêtre et si le sucre disparaissait, le vœu était exaucé. On n’a jamais pu vérifier le bien-fondé de cette croyance

 Avolsheim

La première trace écrite du nom du village se situant sur le ban actuel date de l’an 788 et est Hunzolfesheim. On le retrouve en 1051 orthographié Avelsheim, puis en 1350 Afelsheim, d’où sa forme dialectale Âfelse. En 1496, on l’écrivait Afeltzheim et en 1589 à nouveau Avelssheim, mais avec deux « s ». Depuis lors, le village porte son nom actuel et son orthographe n’a plus évolué.

Le préfixe « offe » (de l’allemand « offen » = ouvert) serait à l’origine du nom Avolsheim et signifierait par conséquent « Bourg ouvert ». Il est possible que cette dénomination fut attribuée au village dans la mesure où celui-ci était dépourvu de remparts, ce qui au Moyen Âge était relativement rare.

Par ailleurs, un vieux dicton en dialecte : « Es steht offe wie Âfelse » (« C’est ouvert comme Avolsheim ») laisse entendre qu’a une certaine époque, le clocher d’Avolsheim était resté si longtemps en ruine, donc « à ciel ouvert », que cette situation serait à l’origine de son nom. Cette thèse, comme la précédente, seraient confirmées par l’expression populaire : « Fescht wie Landau un Offe wie Âfelse » = « Fort (ou fortifié) comme Landau et ouvert comme Avolsheim ».

Jusqu’à la Révolution

Avolsheim est située sur la voie gallo-romaine reliant Molsheim à Saverne ; de nombreux objets datés de cette période y ont été mis au jour en 1930.

La localité aurait été composée au Xe siècle de deux hameaux distincts : Avelsheim d’une part, correspondant grosso modo au village actuel et Tumpfieter, Dompieter ou Domphietenheim d’autre part, un bourg constitué d’un groupe de quelques fermes et d’un moulin situés auprès d’une église : le Dompeter.

Les dernières mentions de ce hameau datent du XVIe siècle. Il a probablement disparu en tant que village avec la fin de ce même siècle. Pour certains historiens un doute subsiste : ils situent sa disparition au XVIIe siècle, sa destruction faisant suite au siège de Dachstein par les armées de Turenne.

Selon la bulle du pape Léon IX en 1051, Avolsheim, dont l’abbaye de Hohenbourg était propriétaire, faisait partie des possessions de l’évêché de Stasbourg.

Elle fut mise en vasselage aux comtes d’Ostoffen, puis aux von Murnhart en 1384, enfin resta aux von Beger jusqu’en 1521. Depuis 1534 et jusqu’à la Révolution, la localité fut le fief des hauts dignitaires de l’évêché.

Depuis la Révolution

Depuis la Révolution, le village est rattaché à la sous préfecture de Molsheim.

Avolsheim était jadis sur la Ligne Sélestat – Saverne avant la dépose du tronçon Molsheim – Saverne en 1967 qui a été remplacé par une piste cyclable.

La chapelle Saint Ulrich dite « Le Baptistère »

L’extérieur du monument

La chapelle Saint-Ulrich, qui s’élève au milieu du village, entre l’église Saint-Materne et la Bruche, se signale par son clocher octogonal roman et ses quatre absidioles tronquées. Initialement ces absidioles étaient circulaires.

L’édifice semble avoir été construit à l’extrême fin du Xeme siècle ou au tout début du XIème d’après le profil simplement chanfreiné des impostes, et surtout d’après son plan, qu’on trouve à partir du X chevalet rouge siècle, à Prague (église Saint Guy, 925—928) et à Cracovie (après 967).

A l’époque romane fut élevé sur le tambour de la coupole le clocher octogonal dont les côtés sont pourvus de fenêtres alternativement simples et géminées. Sur le côté nord une fenêtre géminée, plus petite que les autres et richement ornée, surmonte une porte d’accès au clocher. Une belle flèche couverte de tuiles, accentue encore le plan central de la chapelle.

En 1774, Saint-Ulrich devint l’église paroissiale du village. On lui ajouta, à l’est, une nef et un chœur.

Pour ouvrir le passage vers la ne L’entrée ouest, qui est toujours utilisée, fut sobrement ornée d’un fronton triangulaire portant deux pots à feu.

Pour les aligner sur les murs latéraux de la nef on tronqua les absidioles nord et sud, que l’on munit de fenêtres plus grandes.

C’est à côté de l’église existante, devenue trop petite, que fut édifiée en 1911 une nouvelle église de style néo-roman. On démolit un peu plus tard la nef et le chœur de Saint-Ulrich pour ne conserver que la partie ancienne, dont on referma l’absidiole est. Cette absidiole fut munie d’une fenêtre et couronnée d’un fronton semblable à celui de l’entrée.

Le sol de la chapelle reçut alors son carrelage de terre battue ou cuite.

Au XIX ème siècle, en raison de son plan circulaire, plusieurs historiens avaient supposé que l’édifice – devenu vestibule d’église – était un ancien baptistère. Un sondage archéologique destiné à vérifier cette hypothèse fut effectué en 1937 ; il fut négatif sur ce point, mais révéla l’existence, sous le carrelage de 1916, des remblais et des sols plus anciens.

Malgré la distance entre la chapelle Saint-Ulrich et le Dompeter, ces deux monuments éloignés de 700 m.

l’un de l’autre, pourraient fort bien avoir été à l’époque carolingienne, réunis dans un même domaine, dont ils seraient les seuls bâtiments parvenus jusqu’à nos jours.

L’intérieur de la chapelle: les fresques.

En 1967, le Service des Monuments historiques suscita le dégagement de peintures murales dans la coupole et le tambour, le même service projeta pour la fin de l’année 1981 la restauration de l’ensemble du monument.

Les fouilles ont permis de situer au IX ème siècle l’édification de la chapelle tétraconque, faisant de ce monument le second témoin d’architecture religieuse

rurale de l’époque carolingienne connu en Alsace, après le Dompeter.

Les fragments d’enduits muraux provenant de la mutilation, en 1774, des absidioles, attestent que les peintures murales avaient été, déjà auparavant, recouvertes par un badigeon blanc. C’est à la période de la Réforme que l’on pourrait attribuer cette initiative, témoignage d’un autre changement de la conception liturgique. Les peintures restèrent dissimulées jusqu’en 1968.

Les fresques mises au jour dans la coupole et dans les absidioles, suite à l’intervention des services des Monuments historiques en 1968, sont uniques en Alsace et sont estimées dater du XII ème siècle, puisque apparentées par leur style aux fresques romanes des pays rhénans et du sud de la France.

Trois couleurs, le vert, le rouge et l’ocre y prédominent. Hélas, leur étatdéfectueux rend difficile la lecture de leur signification.

Elles se présentent sur trois niveaux.

1/ Dans la calotte de la coupole figure un ciel étoilé avec la Sainte Trinité, sous une forme particulière, méconnue aujourd’hui. Dieu, Père et Fils, homme en majesté mais sans barbe porte le nimbe cruciforme habituellement réservé au Christ. Il bénit de la main droite et dans la gauche tient la croix. Sur sa poitrine une tache blanche, le Saint-Esprit. Cette interprétation est basée sur des similitudes existant, au niveau du traitement, à l’autel portatif de Hildesheim en Allemagne (datant du XII ème siècle) et au vitrail du chœur de Saint-Denis en France (1140).

2/ Sur le tambour, sont représentés les quatre évangélistes, inscrits dans un demi-cercle. Ils sont reconnaissables grâce aux symboles qui leurs sont liés : Saint Luc et l’ange, Saint Jean et l’aigle, Saint Marc et le lion et enfin Saint Mathieu avec le taureau. Quatre chœurs de trois anges figurent entre les demi-cercles.

3/ Sur la partie basse, quatre tableaux sont séparés par quatre fenêtres romanes .

Face à l’entrée : Trois personnages : un roi sur son trône, couronne en tête, avec son manteau drapé sur l’épaule gauche est accompagné de son ministre, il s’adresse à un jeune homme habillé de la courte tunique franque.

Il pourrait s’agir de Saül envoyant David affronter Goliath, ou l’invitant à jouer de la harpe ?

A droite : un homme, pieds et mains liés, glisse à travers les eaux, figurées par des courbes ondulantes, vers une porte qui lui est indiquée par un ange.

Est-ce Jonas, jeté à la mer lors de la tempête qui trouve son salut dans la gueule (la porte) de la baleine ?

A gauche : Un homme habillé, la tête nimbée et les mains levées, est plongé jusqu’à la poitrine dans l’eau. ( 7 ondes). Il est entouré par trois autres personnages.

Serait-ce Naaman qui, se plongeant sept fois dans le Jourdain, a été guéri de la lèpre ? Ou une représentation originale du baptême du Christ ?

Au-dessus de la porte : deux Saints. L’un, central, personnage important portant un lourd manteau tend une clé au second, plus frêle et en tunique.

Peut-être s’agit-il de Saint-Pierre ordonnant à Saint-Materne d’évangéliser l’Alsace ?

La Chapelle Saint-Denis

Cette chapelle, datée du XIVe siècle, est un véritable joyau dans un écrin de vignes.

on existence attestée depuis 1342, cette chapelle installée au centre du cimetière comporte une nef et un chœur à cinq pans.

 Si l’on en croit la tradition locale, il existait à l’époque romaine, au même emplacement, un sanctuaire dédié à Dionysos, le dieu du vin. Le patronage de saint Denis a été introduit par les moines de Liepvre qui avaient une cour colongère dans le village. C’est au XVII siècle que le curé du moment fit restaurer la toiture ainsi que la nef.

Dans le cimetière qui entoure la chapelle, on peut voir plusieurs statues funéraires du sculpteur Philippe Grass, enfant du pays, et auteur de nombreuses statues à Strasbourg, dont celle du Maréchal Kléber.

Statue du Sacré-Cœur

La position surélevée de la plate-forme du Horn permet de voir la plaine d’Alsace en profondeur. On peut également y remarquer des orchidées sauvages propres au site.

C’est par la générosité de la famille Klotz que la statue du Sacré-Cœur (ou statue du Horn) a été placée sur la falaise calcaire du Horn. À l’époque où l’on ne parlait que de guerre, les paroles de paix du Christ ont été gravées sur le socle. C’est le 21 juillet 1912 que fut inauguré ce symbole de la paix souhaitée par la population et c’est à dessein que la statue fut orientée vers le fort de Mutzig.

Pendant l’été 2012, pour les 100 ans de sa création, la statue du Horn a eu droit à une rénovation, ainsi qu’une fête qui s’est déroulée juste en dessous de l’endroit où se trouve la statue.

Notre Dame d’Altbronn

La chapelle appelée communément « Maria Altbronn » est le seul vestige du village disparu d’Altbronn, ainsi que la ferme juste à côté.

Altbronn ou Altbrunne (le village à la vieille fontaine) était un hameau florissant au début du Moyen-Age. Ce village a disparu durant la 1ère moitié du XIVe siècle. par suite des guerres civiles et de la peste noire. Il ne restait que l’église que l’évêque Guillaume de Diest érigea en pèlerinage en l’honneur de la Vierge Marie en 1397 (dalle scellée sur le côté sud du bâtiment). Au 15 et 16è. S, le sanctuaire connait une période de prospérité, puis de déclin. Ensuite, l’évêque Jean de Manderscheidt confie le pèlerinage aux Jésuites qui tiennent un collège à Molsheim. Altbronn fut délaissé à partir de 1765 lorsque le Collège des Jésuites fut supprimé par l’Etat. En 1883, le sanctuaire est acquis par le Conseil de Fabrique d’Ergersheim. Dès lors l’affluence des pélerins n’a jamais cessé de croître. Quand les cisterciennes, mieux connues sous le nom de Trappistines établies alors à Oelenberg, vinrent s’installer à Ergersheim en 1895, elles lui empruntèrent le nom pour leur monastère du centre ville. A quelques pas du pèlerinage se trouve la source Ste-Anne dont les miracles sont recensés dès le XVIesiècle. par les Jésuites pour leurs vertus contre les accouchements difficiles.

Chapelle Saint-Michel de Rimlen

Datant du XIIe siècle, la Chapelle dite de « Rimlen » est le seul témoin du hameau disparu de Rimlenheim détruit en grande partie par les Armagnacs.
La pauvreté des sols et les inondations régulières des terres par la Bruche le font disparaître complètement au milieu du XVIIe siècle. L’édifice a succédé à une chapelle romane. Le petit choeur en forme d’abside et certaines pierres réutilisées pour le montant de la porte d’entrée en sont les preuves. Restaurée dans les années soixante par la paroisse d’Ergersheim, elle devient lieu de recueillement et de prières.
Une messe est célébrée tous les ans le 29 Septembre (Saint-Michel) à la mémoire des habitants du village disparu.

La Chapelle Sainte-Marie l’Auxiliatrice

Cette chapelle a été fondée grâce aux dons de Monsieur et Madame Charles Prost au XIXe siècle.

Elle a la particularité de posséder un clocher en forme de champignon.

Le canal Vauban

Le canal de la Bruche s’étend sur plus de 20 km et est alimenté par la Bruche et la Mossig. Depuis Soultz-les-bains, il rejoint l’Ill au Gliesberg, dans le quartier strasbourgeois de la Montagne Verte.
Il traverse treize communes qu’il relie hydrauliquement et géographiquement : Wolxheim-Le Canal, Dachstein, Avolsheim, Ergersheim, Ernolsheim-sur-Bruche, Duppigheim, Kolbsheim, Hangenbieten, Achenheim, Oberschaeffolsheim, Wolfisheim, Eckbolsheim et Koenigshoffen à Strasbourg. Il comporte onze écluses avec leur maison éclusière et est bordé d’un chemin de halage.

Construit en 1682 par Vauban, c’est un ouvrage militaire dont le but stratégique, est de faciliter le transport de blocs de grès provenant des alentours de Soultz-les-Bains et de briques fabriquées dans les communes longeant le tracé du canal. Ces matériaux sont destinés à la construction de la citadelle de Strasbourg récemment passée sous la souveraineté de Louis XIV

Ce canal militaire constitue une ligne de défense entre Molsheim et Strasbourg. Il assure aussi un usage marchand et sert au transport de matériaux et de marchandises : pierres, tuiles, briques, bois de chauffage, et « vins du canal ». Au cœur d’une intense activité économique, il participe à l’irrigation des prairies et fournit l’énergie hydraulique aux nombreux moulins et usines le long de son cours. Depuis 2008, il est géré par le Conseil Général du Bas-Rhin qui enest propriétaire. Sur l’ancien chemin de halage, une piste cyclable est aménagée entre Molsheim, Strasbourg et Wasselonne. Le canal aujourd’hui, fait le bonheur des randonneurs, des cyclistes et des pêcheurs.

La Chapelle Saint-Armuth

Cette chapelle, datée du XVIe siècle a été installée sur le lieu de l’ancien gibet. Une légende nous rappelle son origine :

Accusé à tort du meurtre d’un notable, le forgeron du village est amené sur le site pour y être pendu. Au moment crucial, un homme s’avance et s’accuse du forfait.

Libéré, le forgeron décide de ne plus revenir au village. La chapelle et un petit ermitage attenant seront construits dans la foulée. En 1979, un incendie détruira l’ermitage.

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