Circuit de la colline du Jesselsberg

Anneau vert – Itinéraire circulaire – Longueur du sentier : 4 km – Durée 1h 50mn

Départ 

et arrivée à la chapelle de la Piéta à Soultz les Bains

Parcours

Soultz les Bains > Fontaine Holzbrunnen > Jesselberg > Chapelle de la Piéta à Soultz les Bains.

Informations dur le circuit

Ce circuit valorise le patrimoine naturel du site du Jesselberg. L’objectif est d’éveiller la curiosité du promeneur sur les habitats traversés (naturels et semi- naturels). Les 8 panneaux explicatifs disposés sur le parcours et illustrés par des photos donnent un aperçu de la faune et la flore qui sont à découvrir en chemin.

Points remarquables

Soultz les Bains

Le nom de Soultz, dérivé de Salz (sel) en allemand), est lié à la source minérale et aux bains adjacents. Des tombes mérovingiennes furent exhumées lors de la construction de la ligne de chemin de fer Molsheim – Saverne en 1864. La dénomination du village, au travers des chartes et inventaires de biens, varie de Sulcia (737) à Sulze (XIIe siècle) ou Sulcen. À partir de cette époque, le nom de Soultz apparaît.

Appartenant en indivision à l’empereur et à l’evêque de Strasbourg au XIIe siècle, le village devint un bailliage épiscopal de Dachstein au XVe siècle. Il fut incendié par les Strasbourgeois en 1262 lors de la guerre des Évêques, puis en 1444 et 1622 lors de la guerre de Trente Ans.

Des fortifications, démantelées en 1333, ont laissé une trace dans la toponymie locale (Biblentor, Molsheimertor, … – tor signifie porte en allemand). La conformation du bâti ancien accrédite une localité fortifiée de manière sommaire. La commune est réunie à Biblenheim (Biblenhof sur les cartes topographiques IGN) depuis 1556.

En 1682, Vauban mit en exploitation trois carrières près de Soultz, sur le ban de Wolxheim, pour édifier la citadelle de Strasbourg et celle de Fort Louis. Afin d’acheminer les pierres, il fit construire le canal de la Bruche au sud du village. Cette voie de communication a transformé un temps Soultz en centre d’approvisionnement de Strasbourg en matériaux divers (pierre, bois, …).

Localité à dominante catholique, Soultz-les-Bains comptait depuis le XVe siècle une communauté juive bien structurée.

Les habitants sont surnommés Trapphiaenle (outardes).

Les bains de Soultz

 Le Sulzbad. On peut voir au fond la carrière de grès rose de Wolxheim.

Probablement plus anciens, les bains de Soultz n’ont été évoqués qu’à partir de 1484. Bien que situés sur le ban communal de Wolxheim, ils ont donné son nom à Soultz.

Une source dédiée à saint Amand, premier évêque de Strasbourg  au IVe siècle ainsi que deux chapelles évoquent un lien entre le caractère religieux et les bains. Cultes païens et guérisons miraculeuses ont été évoquées par un médecin strasbourgeois, Melchior Sebitzius, en 1647. Les paysans se baignaient 24 heures durant dans la source dans l’espoir d’être épargnés par la maladie durant l’année à venir. En 1726, J. Schurer dans Disertio inaugularis de balneo Sulzensis signala des ex-voto, témoignages de guérisons miraculeuses de problèmes arthritiques.

À partir du XVIe siècle, scientifiques et médecins s’intéressèrent aux vertus curatives des eaux recommandées pour le traitement des calculs rénaux, des maladies cutanées, des affections rhumatismales et syphilitiques, des névralgies. Les eaux sont classées parmi les eaux salines (NaC1), iodurées et bromiodurées.

Les bains étant accompagnés de distractions diverses (casino, danse, etc.), ils ont attiré l’opprobre du clergé qui n’y voyait qu’un « lieu de perdition » et un « repaire de débauche ». Un incendie, le 11 novembre 1913 détruisit une grande partie des installations et mit un terme provisoire au thermalisme à Soultz.

Durant le XXe siècle, quelques tentatives pour relancer l’exploitation de la source (vente d’eau en bouteille sous la marque Saint-Amand, publicités vantant sa teneur en radium) se soldèrent par des échecs. Un second puits fut creusé sur le ban de Soultz mais sans que le dynamisme économique ne soit au rendez-vous.

Depuis 1999, le Sulzbad, un établissement de cure et de remise en forme tente de faire perdurer la vocation thermale de la commune.

Les carrières royale de Soultz

 Creusées dans le flanc sud-ouest du Silberberg sur la rive gauche de la Mossig, la carrière royale (Königsgrube) montre encore aujourd’hui un front de taille d’une vingtaine de mètres de haut. Composée de grès à Voltzia et de grès datant du Muschelkalk, la carrière vit son exploitation cesser au cours du XIXe siècle. Elle a fait l’objet d’études géologiques approfondies et de récoltes de nombreuses plantes fossiles par Philippe-Louis Voltz, Guillaume Philippe Schimper et Mougeot.

La chapelle de la Pieta

La Chapelle Rue du Fort abritait une Piéta en bois polychrome du 17éme siècle, remplacée depuis plus d’une dizaine d’année par crainte de vol par une statue de la Vierge.
La Commune a décidé de faire confectionner une copie en plâtre de la Piéta originale par les établissements ETCHEBARNE de Oberschaeffolsheim et la patine par les établissements DORURES MEYER de Koenigshoffen.

L’original de la Piéta est exposé au Musée de la Chartreuse de Molsheim (1er étage aile droite) où chaque Soultzois et les autres passionnés des statues polychromes pourront la contempler.
La légende populaire raconte que lors d’un orage, cette statue serait venue, portée par les flots, jusqu’à l’écluse du Canal. L’éclusier aurait entendu un chant mélodieux provenant de la Piéta et aurait donc recueilli cette statue.

Cette chapelle et ce calvaire se trouvent au croisement de la rue du fort et de la chapelle.

L’entretien et le fleurissement sont effectués bénévolement depuis toujours par les familles TRAPPLER-MOLINARI. Merci à eux pour cet engagement.

Colline du Jesselsberg

Sur le ban de la commune de Soultz les Bains, nous trouvons la vaste colline calcaire du Jesselberg.

Comme caractéristiques fondamentales il faut avoir présent à l’esprit :

  • la nature du sol : le calcaire. Cela signifie qu’il s’agit d’un sol très perméable ce qui engendre des zones relativement sèches.
  • l’ensoleillement : la pente, l’exposition souvent favorable, l’altitude pas trop élevée donnent aux lieux un climat plus chaud.
  • l’action de l’Homme : par le pâturage et également l’implantation des vergers, nous avons façonné ces paysages si spécifiques.

Découverte de la faune et la flore :

Suivant la saison, l’endroit où vous vous trouvez, les découvertes ne seront pas les mêmes.

Vous croiserez le familier et le rare, le minéral, le végétal et l’animal. Vos sens en éveil, votre sensibilité et votre intelligence vous mèneront vers :

  • l’aubépine, le cornouiller sanguin, le troène, l’épine vinette ou la viorne…
  • le chêne, le charme, le frêne, l’orme…
  • l’orobanche, le sceau de Salomon, l’hellébore fétide…
  • l’œillet, l’aster amelle, la gentiane ciliée, la sauge…
  • l’orchis pourpre ou l’ophrys mouche…
  • l’alouette, le faucon crécerelle, la pie grièche écorcheur…
  • l’argus bleu , le machaon…
  • le lézard ou la coronelle lisse…
  • l’empreinte du chevreuil ou du blaireau
  • des pierriers ou des vieux murs

Conservatoire des Sites Alsaciens

Par délibération en date du 5 novembre 1999, la commune de Soultz les Bains a décidé de louer au Conservatoire des Sites Alsaciens, par bail emphytéotique de 99 ans, le site du Jesselsberg, pour une superficie de 22 hectares.

Créé en 1976, le Conservatoire de Sites Alsaciens est une association foncière reconnue d’utilité publique dont la vocation est  » d’acheter et de louer des terrains à forte valeur écologique, pour conserver et restaurer les qualités biologiques et esthétiques de ces milieux naturels « .
Depuis des travaux de restauration ont eu lieu sur des zones qui s’étaient entièrement refermées du fait de l’envahissement des haies et des pins. L’absence de pâturage, de fauchage, l’abandon des vergers ont, en effet, provoqué un déséquilibre : le développement excessif de quelques espèces au détriment de bien d’autres.

Des  » chantiers nature  » sont prévus pour assurer l’entretien du site, ils sont ouverts aux bénévoles, n’hésitez à contacter le C.S.A pour tous renseignements. En toute convivialité, cette action permet de joindre l’utile à l’agréable !

En agissant ainsi, la colline retrouve des qualités paysagères intéressantes pour l’homme et la nature mais aussi, elle gagne en biodiversité, signe de richesse écologique.

Télécharger le circuit :

Télécharger le plan :

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