Circuit de Bacchus – Rutscherle

Anneau rouge – Itinéraire circulaire  – Longueur du sentier : 17 km – Durée 5 h

Départ/arrivée

De Dahlenheim place de l’église

Parcours

Dahlenheim > Le Scharrach  > Scharrachbergheim > Irmstett > Réservoir > Balbronn> Berbieten > Dangolsheim > Dahlenheim  >Soultz les Bains > Dahlenheim.

Informations sur le circuit

Magnifique point de vue au Scharrach, ainsi qu’au réservoir

Points remarquables

 Scharrachbergheim

Dans un document de 1288, le village apparaît sous le nom de Berchheim.

Ancien village ayant appartenu à la famille des Géroldseck jusqu’en 1390, puis à la famille d’Ochsenstein. Les seigneurs de Scharroch qui donnèrent leur nom à la cité tinrent Scharrachbergheim en fief jusqu’en 1454. Le château primitif, situé au sommet du Scharrachberg a été pillé par les Armagnacs en 1444.

Réformé en 1538, le village devient protestant avec Irmsett comme annexe. Les catholiques dépendaient de la paroisse de Dahlenheim.

Le manoir

Le manoir fur construit vers 1770, en 1947 son propriétaire l’a remis à la Fédération de Charité qui y a installé des enfants. En 1961 le manoir est devenu un institut médico-pédagogique.

La gare

La gare de Scharrachbergheim fut utilisée jusque dans les années 1980. Vers la fin, il y passait encore un train de marchandise assurant la liaison Molsheim – Romanswiller. Le train passait deux fois par jour, le premier passage se faisait entre 12 h 45 et 13 h, le deuxième passage se faisait entre 14 h 45 et 15 h.

La gare fut rénovée dans les années 2000 et sert maintenant d’appartements.

Le château

Le château fédéral de Scharrachbergheim fut construit vers 1200 par les seigneurs de Ratsamhausen. À l’intérieur de nombreuses armes et peintures de l’époque ornent les murs. Les portes intérieures originales ayant disparu sous le Second Empire (entre 1852-1870) ont été remplacées par 22 portes d’armoires alsaciennes. Autour du château une douve reste visible dans le sol. Les jardins sont entourés d’un mur de pierre.

Cave dimière

Cette maison alsacienne près de l’église protestante possède une grande et haute cave. Autrefois, les gens y apportaient la dixième partie de leur récoltes.

 

L’église catholique

L’église fut construite entre 1893 et 1894, elle est construite en grès rose dans le style gothique.

La ferme auberge du Scharrach

Cette ancienne auberge fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. Elle fait maintenant place à une grande prairie au sommet du mont Scharrach.

 Irmstett

Le village d’Irmstett se trouve sur le versant est du Krummberg (265 mètres) en contrebas des vignobles du grand cru Altenberg de Berbieten.

La fondation légendaire du village est attribuée aux Francs. En 496, ils construisirent château et colonges et érigèrent le “Palais Royal” sur le site de Kircheim. Dagobert II, qui vécut vers 674, avait une fille du nom d’Irmina. Elle serait la fondatrice d’Irmstett. D’après la légende, la pieuse Irmina venait souvent se recueillir dans une grande forêt de chênes où elle fit ériger une petite chapelle. On donna à ce lieu le nom d’Irminastätte” autour duquel grandit un petit village appelé d’abord Irmina Stätte et plus tard Irmstett.

L’origine d’Irmstett semblerait remonter à l’époque celte. Un chemin celte passait dans la vallée de la Mossig. L’actuel “Allmendweg” en serait encore une partie. Quant au “Sauerbrunnen”, source salée à 200 m au Sud du village, il aurait été un lieu de culte celte. Aujourd’hui, la croix qui se trouve à côté du “Sauerbrunnen” rappelle cet ancien site. Ce crucifix est connu, dans la région sous le nom de “De dirre Herrgott”, le “Christ décharné” autour duquel on construisit une chapelle.

Une légende concernant ce crucifix raconte que lors de l’invasion suédoise (1618-1648), durant laquelle toute l’Alsace fut mise à sac, un lansquenet suédois aperçut une jeune fille qu’il voulut rattraper. Cette dernière s’enfuit en direction du “Sauerbrunnen” et se cacha dans les roseaux qui l’entouraient. Elle fit le vœu de faire ériger une croix à cet endroit, si elle échappait au soldat. Elle tint promesse et fit don d’une croix en bois. Le Sauerbrunnen devint alors un lieu de pèlerinage pour la population des environs. On lui reconnut des pouvoirs de guérison, notamment de la tuberculose et on lui donna le nom de Ulrichsbrunnen.

Irmstett est d’abord propriété royale du palais de Kirchheim. Le village appartient ensuite aux seigneurs d’Ochsenstein, puis par mariage et héritage successifs, aux seigneurs de Bitche-Deux-Ponts, puis aux comtes de Hanau Lichtenberg. Le village avec son ban sera donné en fief à des familles nobles de petite condition. Les noms des chevaliers de Balbronn, de Ramstein, les Böcklin de Böcklinsau, les Beger de Geispolsheim y apparaissent. Jusqu’à la révolution française en 1789, Irmstett appartenait au Comté de Hanau-Lichtenberg et fut ensuite intégré au département du Bas-Rhin. En 1791, Irmstett comptait 185 habitants, 142 catholiques et 43 protestants2.

Le premier conflit mondial a fait perdre six de ses fils à Irmstett tandis que le second a fait trois victimes parmi les oncorporés de forcr dans l’armée allemande.

En 1974, Irmstett fusionne avec Scharrachbergheim pour former la nouvelle commune de Scharrachbergheim-Irmstett.

 Balbronn

Hertzog, dans sa chronique, qualifie Balbronn de Staettlin (petite ville).

L’église (protestante) est très ancienne. À l’intérieur de celle-ci se trouve une pierre tombale de 1574 qui renferme les restes de Jean de Mittelhausen et de sa femme Barbe Hufel.

Un village disparu

Près de Balbronn, se trouvait autrefois un village appelé Elbersforst qui se trouvait dans une vaste clairière. Sur cette clairière on trouve aujourd’hui une auberge. Une plaque indique que l’endroit est la propriété de l’œuvre Notre Dame. On peut encore apercevoir en dessus de la terrasse du restaurant des pierres qui proviennent de l’ancien village. Il s’agit d’anciennes fondations représentant plusieurs bâtiments de ce qui était appelé jadis Elbersforst. Cet ancien village médiéval fait l’objet depuis 20017 de fouilles archéologiques. Elbersforst faisait partie de Westhoffen qui dépendait de l’abbaye de Marmoutier.

La synagogue

La synagogue de Balbronn est un ancien lieu de culte juif de style néo-roman, construit à la fin du XIXe siècle, dont les façades et la toiture sont classées monument historique. Le bâtiment est situé rue des Femmes.

Comme beaucoup de villages ayant appartenu aux seigneurs du comté de Hanau-Lichtenberg, Balbronn a abrité une communauté juive importante, signalée dès 1665.

On trouve dans Balbronn de nombreuses maisons ayant été habitées par des Juifs. Elles sont reconnaissables à leur porte d’entrée, dont un montant porte une mezouzah taillée dans la pierre.

Comme dans tous les villages avec une forte communauté juive, il y avait à Balbronn, un bain rituel ou mikvé, une école juive et une synagogue.

L’ancienne synagogue est située au 47-48 rue Balbach, dans le bâtiment dit « Maison des Juifs », lequel fait actuellement l’objet d’une restauration soignée. Cette maison date de 1638, cependant elle semble n’avoir été utilisée comme synagogue qu’après 1730. La salle de culte se situait au premier étage. Le mikvé se trouvait dans une maison voisine, mais il a été comblé.

De fait, Balbronn compte aujourd’hui deux synagogues, l’ancienne synagogue du XVIIe ou du XVIIIe siècle et la seconde synagogue, « moderne », de la rue des Femmes.

Les Juifs de Balbronn, qui ont représenté jusqu’à un cinquième de la population locale (à son apogée, en 1882, la communauté juive de Balbronn compta 207 personnes sur un total de 995 habitants), semblent avoir coexisté de manière assez harmonieuse avec leurs voisins.

On compte chez les Juifs originaires de Balbronn plusieurs personnalités, parmi lesquelles :

  • Henri Lévy (Balbronn 1883-Auschwitz 1942) : a été successivement rabbin à Mascara en Algérie puis à Thionville. Dans ces deux postes, il est reconnu pour sa générosité, son éloquence, son érudition et son ouverture d’esprit. Mais c’est surtout pour son patriotisme qu’il est célèbre. Entre 1914 et 1918, il accompagne les troupes de l’Armée d’Orient d’abord aux Dardanelles, puis à Salonique. Décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d’Honneur, il s’engage à nouveau en 1939 puis, retourné à la vie civile, se lance dans l’action sociale. Il est déporté en 1942 et meurt au camp d’ Auschwitz.
  • Jules Bauer (Balbronn 1868-Paris 1931) : fut successivement rabbin d’Avignon puis de Nice. Il y créa un office pour les jeunes. En 1919 il prend la direction du Séminaire Israélite et le développe. Il a été l’auteur de très nombreux écrits, la plupart historiques. Sa fille Suzanne épousera le rabbin Robert Meyers, qui développa la communauté de la Synagogue de Neuilly sur Seine, en région parisienne. Tous deux mourront en déportation après avoir sauvé 600 âmes.
  • Anselme Schwartz (Balbronn 1872-Paris 1957) : deviendra à Paris un chirurgien réputé, membre de l’académie de médecine. Marié à Claire Debré, de Westhoffen, il est le père du grand mathématicien Laurent Swartz (1915-2002) qui a obtenu la médaille Field, l’équivalent pour les mathématiciens du Prix Nobel.

Histoire du bâtiment

La nouvelle synagogue a été inaugurée le 10 décembre 18951.

Saccagée pendant l’occupation puis l’annexion allemande de 1940-1945, elle échappe de peu à la destruction, mais est finalement restaurée et remise en usage. Elle sera utilisée pour le culte jusqu’à la fin des années 1960.

La synagogue est formellement désaffectée par décret le 30 mars 1989, à la demande de son propriétaire, le Consistoire Israélite du Bas-Rhin. La question du devenir du bâtiment est alors posée. Une solution de portée hautement symbolique semble être trouvée, permettant à la fois de sauvegarder ce patrimoine architectural et de maintenir son utilisation comme lieu de culte. Il s’agit du transfert du bâtiment en Israël, à Pisgat Zeev, un quartier au nord de Jerusalem où réside une importante communauté juive francophone. Après avis favorable de l’architecte en chef des Bâtiments de France, un permis de démolir « pierre par pierre » est accordé le 10 septembre 1993, pour une durée de 5 ans dans le but de permettre ce transfert. Mais le 27 mars 1998, le Ministère de la Culture place le bâtiment sous le régime d’ « instance de classement parmi les monuments historiques » ce qui de fait impose un « embargo » sur le transfert envisagé. Le projet doit être abandonné.

L’édifice fait finalement l’objet d’une inscription comme monuments historique le 10 février 19993. Depuis lors l’édifice reste dans l’attente d’une initiative de restauration intérieure de la synagogue ou de réaffectation à un nouvel usage.

 Berbieten

Connue pour son grand cru altenberg, Bergbieten est un village de près de 700 habitants niché dans un vallon entouré de vignobles et situé sur la route des vins d’Alsace à une altitude de 180 mètres.

Mentionné en 1120, le village est une possession des évêques de Strasbourg. Il est saccagé par les Écorcheurs au XVe siècle, au cours de la guerre des paysans en 1525, puis de la guerre de trente ans, amenant la destruction du château.

 Dangolsheim

Le nom de Dangolsheim provient probablement du nom d’un seigneur qui habitait le village. Celui-ci au nom de Thankarades ou Tancrède était une haute personnalité mérovingienne. Le nom heim est issu du germanique Heim = village.

Dangolsheim fut occupée dès l’époque mérovingienne. Le village est cité la première fois dans un document qui énumère tous les biens possédés par l’abbaye de Schwartzach où l’on trouve aussi Wissemborg, Marmourier et Gegenbach.

Dangolsheim appartient jusqu’à la Révolution à la ville de Strasbourg qui a chargé le grand bailli de Haguenau d’administrer la commune. Le village était protégé avant 1327 par des murs fortifiés renforcés par des fossés permettant juste le passage par deux entrées associées à des pont-levis. Aujourd’hui les traces de mur fortifié ont complètement disparu, seuls subsistent encore l’église rebâtie depuis, et le chœur gothique reconstruit en 1522 et son clocher roman du XIIe siècle.

Dès le XVe siècle, Dangolsheim est occupée par une petite communauté juive qui y possède son propre cimetière.

 Soultz les Bains

Le nom de Soultz, dérivé de Salz (sel) en allemand), est lié à la source minérale et aux bains adjacents. Des tombes mérovingiennes furent exhumées lors de la construction de la ligne de chemin de fer Molsheim – Saverne en 1864. La dénomination du village, au travers des chartes et inventaires de biens, varie de Sulcia (737) à Sulze (XIIe siècle) ou Sulcen. À partir de cette époque, le nom de Soultz apparaît.

Appartenant en indivision à l’empereur et à l’evêque de Strasbourg au XIIe siècle, le village devint un bailliage épiscopal de Dachstein au XVe siècle. Il fut incendié par les Strasbourgeois en 1262 lors de la guerre des Évêques, puis en 1444 et 1622 lors de la guerre de Trente Ans.

Des fortifications, démantelées en 1333, ont laissé une trace dans la toponymie locale (Biblentor, Molsheimertor, … – tor signifie porte en allemand). La conformation du bâti ancien accrédite une localité fortifiée de manière sommaire. La commune est réunie à Biblenheim (Biblenhof sur les cartes topographiques IGN) depuis 1556.

En 1682, Vauban mit en exploitation trois carrières près de Soultz, sur le ban de Wolxheim, pour édifier la citadelle de Strasbourg et celle de Fort Louis. Afin d’acheminer les pierres, il fit construire le canal de la Bruche au sud du village. Cette voie de communication a transformé un temps Soultz en centre d’approvisionnement de Strasbourg en matériaux divers (pierre, bois, …).

Localité à dominante catholique, Soultz-les-Bains comptait depuis le XVe siècle une communauté juive bien structurée.

Les habitants sont surnommés Trapphiaenle (outardes).

Les bains de Soultz

 Le Sulzbad. On peut voir au fond la carrière de grès rose de Wolxheim.

Probablement plus anciens, les bains de Soultz n’ont été évoqués qu’à partir de 1484. Bien que situés sur le ban communal de Wolxheim, ils ont donné son nom à Soultz.

Une source dédiée à saint Amand, premier évêque de Strasbourg  au IVe siècle ainsi que deux chapelles évoquent un lien entre le caractère religieux et les bains. Cultes païens et guérisons miraculeuses ont été évoquées par un médecin strasbourgeois, Melchior Sebitzius, en 1647. Les paysans se baignaient 24 heures durant dans la source dans l’espoir d’être épargnés par la maladie durant l’année à venir. En 1726, J. Schurer dans Disertio inaugularis de balneo Sulzensis signala des ex-voto, témoignages de guérisons miraculeuses de problèmes arthritiques.

À partir du XVIe siècle, scientifiques et médecins s’intéressèrent aux vertus curatives des eaux recommandées pour le traitement des calculs rénaux, des maladies cutanées, des affections rhumatismales et syphilitiques, des névralgies. Les eaux sont classées parmi les eaux salines (NaC1), iodurées et bromiodurées.

Les bains étant accompagnés de distractions diverses (casino, danse, etc.), ils ont attiré l’opprobre du clergé qui n’y voyait qu’un « lieu de perdition » et un « repaire de débauche ». Un incendie, le 11 novembre 1913 détruisit une grande partie des installations et mit un terme provisoire au thermalisme à Soultz.

Durant le XXe siècle, quelques tentatives pour relancer l’exploitation de la source (vente d’eau en bouteille sous la marque Saint-Amand, publicités vantant sa teneur en radium) se soldèrent par des échecs. Un second puits fut creusé sur le ban de Soultz mais sans que le dynamisme économique ne soit au rendez-vous.

Depuis 1999, le Sulzbad, un établissement de cure et de remise en forme tente de faire perdurer la vocation thermale de la commune.

Les carrières royale de Soultz

 Creusées dans le flanc sud-ouest du Silberberg sur la rive gauche de la Mossig, la carrière royale (Königsgrube) montre encore aujourd’hui un front de taille d’une vingtaine de mètres de haut. Composée de grès à Voltzia et de grès datant du Muschelkalk, la carrière vit son exploitation cesser au cours du XIXe siècle. Elle a fait l’objet d’études géologiques approfondies et de récoltes de nombreuses plantes fossiles par Philippe-Louis Voltz, Guillaume Philippe Schimper et Mougeot.

La chapelle de la Pieta

La Chapelle Rue du Fort abritait une Piéta en bois polychrome du 17éme siècle, remplacée depuis plus d’une dizaine d’année par crainte de vol par une statue de la Vierge.
La Commune a décidé de faire confectionner une copie en plâtre de la Piéta originale par les établissements ETCHEBARNE de Oberschaeffolsheim et la patine par les établissements DORURES MEYER de Koenigshoffen.

L’original de la Piéta est exposé au Musée de la Chartreuse de Molsheim (1er étage aile droite) où chaque Soultzois et les autres passionnés des statues polychromes pourront la contempler.
La légende populaire raconte que lors d’un orage, cette statue serait venue, portée par les flots, jusqu’à l’écluse du Canal. L’éclusier aurait entendu un chant mélodieux provenant de la Piéta et aurait donc recueilli cette statue.

Cette chapelle et ce calvaire se trouvent au croisement de la rue du fort et de la chapelle.

L’entretien et le fleurissement sont effectués bénévolement depuis toujours par les familles TRAPPLER-MOLINARI. Merci à eux pour cet engagement.

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