
Alt: 172 m
L’église bénédictine a été fondée en 960 par Hugues III d’Eguisheim, reconstruite au XIIe siècle, au XVIIe siècle après un incendie et plus significativement au XVIIIe siècle.
L’église est atypique et majestueuse, par la conjonction d’une triple nef romane à bas côtés en pierre de taille (XIIe siècle) d’une part et d’éléments baroques d’autre part, comme le chœur et le transept en maçonnerie et pierre de taille (premier quart du XVIIIe siècle). La croisée est coiffée d’un clocher octogonal en bois couvert d’ardoises-écaille, détruit puis reconstruit après la Seconde Guerre mondiale.
La reconstruction baroque, commanditée par l’abbé Amandus (Amand Zimmerman), a été menée par le maître autrichien Peter Thumb à partir de 1715 pour les bâtiments conventuels et 1724 pour le chœur et le transept. L’aile de l’abbé (actuel presbytère) avait été réalisée quelques années auparavant, en 1707, par Albert Regitz d’Obernai.
Ces travaux furent complétés en 1727 par des décors stuqués, un maître autel en marbre figurant une guérison miraculeuse de saint Cyriaque, d’imposantes stalles en chêne et un orgue en 1730. L’orgue, initialement commandé par les franciscains de Sarrebourg au célèbre facteur d’orgue saxon André Silbermann, a finalement été acquis par l’abbaye d’Altorf .
La maison du portier, gardant l’entrée vers la grange dîmière, fait partie avec l’église et le presbytère des seuls éléments de l’abbaye qui subsistent encore de nos jours. Le cloître, les logis et les dépendances avaient été détruits au moment de la Révolution française et au xixe siècle.
L’église renfermait autrefois les tombeaux des ancêtres Dabo du pape Léon IX et de la maison de Lorraine.
