CIRCUIT DES TERRASSES DE LA BRUCHE

Anneau bleu – Itinéraire circulaire

Longueur du sentier : 11 km – Durée 3h 30 – Dénivelé : 220 m

Départ et arrivée

Parking de la salle socioculturelle d’Ernolsheim sur Bruche ou du parking de la salle socioculturelle de Kolbsheim.

Parcours

Ernolsheim sur Bruche > Kolbsheim > Château d’eau > Hauteurs de Hangenbieten > Neuenberg > Kolbsheim > Canal de la Bruche > Château de Kolbsheim > Ernolsheim sur Bruche.

Informations sur le circuit

Points remarquables

KOLBSHEIM

En 2015, la commune comptait 922 habitants

La découverte de tombes mérovingiennes atteste de l’occupation du site dès le VIe siècle. Le village de Colobocisheim est mentionné en 737 comme étant une possession de l’abbaye de Murbach. Au Moyen Âge sont édifiés deux châteaux, Altenau, près de la Bruche, et Oberschloss dans la partie haute du village, et chacun d’eux connaît un grand nombre de propriétaires successifs. Le château d’Altenau est détruit en 1419, le château du haut est acheté à la famille de Mullenheim. Le village lui-même est détruit plusieurs fois, en particulier en 1622, durant la guerre de Trente ans.

L’introduction de la Réforme à Kolbsheim se fait en 1567 et le village devient entièrement protestant, à l’exception de la communauté juive, qui y est présente depuis le XVIe siècle. Avec l’installation de quelques familles catholiques lors de la construction du canal de la Bruche, l’église protestante devient simultanée en 1691. En 1865, sur les 585 habitants de Kolbsheim, 61,20 % sont protestants, 17,60 % catholiques et 21,20 % juifs.


Le château de Kolbsheim (1704)

Situé à 15 km au Sud-Ouest de Strasbourg sur la commune du même nom, le château de Kolbsheim, dominant la plaine d’Alsace, constitue avec ses jardins en terrasse à la française et, en descendant vers la Bruche, son parc à l’anglaise , un ensemble unique dans sa région.

Le château actuel, témoignage très caractéristique de l’architecture de l’Est avec son toit à double pente et ses pavillons latéraux « à l’impériale », comprend deux ailes dont la plus ancienne, l’aile Ouest fut construite en 1703 sur un site de la famille MÜLLENHEIM-RECHBERG.

Le château passa à la famille des barons von FALKENHAYN, originaires de Silésie. Sous l’Empire, il fût acquis par Charles de DARTEIN, commissaire général des fontes de l’artillerie de Strasbourg.

En 1843, Jean Georges HUMANN, député du Bas-Rhin puis Ministre des Finances de Louis-Philippe, premier homme politique alsacien à devenir ministre, devint propriétaire de l’ensemble et entreprit la construction de l’aile Sud.

Son fils Théodore, né dans les lieux, sera maire de Strasbourg de 1864 à 1870.

Depuis 1874, il appartient à la famille GRUNELIUS.



Des jardins et un site uniques en Alsace

Parc et jardins dominent toute la plaine d’Alsace.

A partir des années 1920, Alexandre Grunelius va se consacrer à la recréation des jardins de Kolbsheim. Il fait appel pour ce faire à un paysagiste anglais, Breggins, qui, tout en conservant la structure d’origine en terrasses, adopte une relecture moderne du jardin classique à la française.

Une partie supérieure « à la française » est ornée de topiaires de conifères, de banquettes de buis autour de statues et de pièces d’eau, de charmilles taillées en galeries ombragées. Des terrasses successives rythment la descente vers la rivière, la Bruche. L’ensemble se fond progressivement dans la pente d’un parc « à l’anglaise » où alternent bois et prés, ponctué d’arbres centenaires aux essences variées.


Une aventure spirituelle

On retrouve dans la conception des jardins, le témoignage du cheminement spirituel que vécurent Antoinette et Alexandre GRUNELIUS sous l’influence des philosophes Jacques et Raïssa MARITAIN. Dans le jardin, le chemin de croix de grès rose sculpté par Philippe Kaeppelin ainsi que la chapelle créé par Victor Hammer, en sont les témoignages.

Kolbsheim abrita le couple Maritain et fut un lieu de travail et de rencontres pour d’éminents artistes, chercheurs, philosophes et ecclésiastiques : Nicolas Nabokov, Igor Stravinsky, le peintre Georges Rouault, l’écrivain Julien Green et de nombreux intellectuels. Le couple Maritain repose dans le cimetière du village.

ERNOLSHEIM SUR BRUCHE

La première mention d’Ernolsheim date de 1127 et l’origine du nom de la commune viendrait d’Ernould ou d’Arnould. Le village, selon l’époque, fut soit propriété d’évêques, soit de seigneurs.

Dans une charte datée du 5 février 737, le duc d’Alsace vend à un moine de Wissembourg, Rantwig, les biens qu’une certaine Ingina a jadis cédés à son père et situés dans une localité nommée Aunulfovillare. Cela pourrait correspondre à Ernolsheim car dans la même charte est nommée Soultz les Bains. Arnoul est un ancêtre de Charles Martel, une abbaye a porté son nom, Arnulfsau, située non loin de Drusenheim sur une île du Rhin

En 1554, la famille Uhrendorf érigea un petit château Renaissance, comme l’indique le nombre inscrit dans la pierre scellée dans le mur du pignon.

Les Uhrendorf faisaient partie d’une famille de chevaliers de Strasbourg, famille qui est connue depuis le milieu du XVIe siècle. On peut voir encore aujourd’hui derrière la chapelle du cimetière une pierre tombale qui était dédiée à un seigneur Caspar von Uhrendorf, décédé en 1599.

À l’extinction de leur lignée, en 1636, le château devint la propriété de Franz Reinhard von Bettendorf, qui le vendit en 1685 à Frédéric Casimir de Rathsamhausen-Ehenweier faisant partie de la noblesse d’Empire. C’est d’ailleurs pour cela que l’on voit une mosaïque représentant une partie du blason de la maison de Rathsamhausen sur la façade du château. Les documents de l’époque mentionnent aussi un pavillon de chasse ou petit château forestier nommé Breuschwald (nom d’un des lotissements actuels de la commune), situé sur la rive droite de la Bruche et qui faisait également partie du château Uhrendorf.

Au début du XVIIIe siècle, les deux constructions appartenaient à Nikolas de Trustett, qui descendait d’une famille protestante originaire de Souabe. Le 25 juin 1715, il se convertit au catholicisme en l’église paroissiale du village.

Les seigneurs d’Uhrendorf et Breuschwald disposaient de biens considérables dont une estimation officielle est donnée en l’an 1724 comme suit :

  1. le château et ses dépendances : 15 000 livres ;
  2. deux maisons : 5 000 livres ;
  3. le bien du Breuschwald avec 500 jours de prairies, 100 jours de terres agricoles et 150 jours de forêts : 30 000 livres ;
  4. en plus, dans le ban d’Ernolsheim, 177 jours de terres agricoles, vignes, forêts et deux jardins d’une valeur totale de 27 000 livres (un jour de terrain correspond à environ 30 ares actuels et les possessions des seigneurs s’élevaient donc au total à presque 3 hectares actuels) ;
  5. finalement, il y a encore un droit de chasse et de pêche s’élevant à 25 sacs de seigle d’une valeur de 5 200 livres que la communauté d’Ernolsheim doit livrer aux seigneurs du château une fois par an.

Avec tout cela, il semble que l’on pouvait vivre largement. Ce qui ne fut pas le cas du prochain possesseur des châteaux et des biens d’Uhrendorf et de Breuschwald.

En l’an 1732, les châteaux d’Uhrendorf et de Breuschwald changèrent de propriétaire : François-Antoine de Cléry fit l’acquisition de tous les biens et se nomma alors « Seigneur d’Uhrendorf et de Breuschwald ». Les de Cléry descendaient d’une famille suisse connue depuis deux siècles pour être au service des rois de France en tant qu’officiers (époque de François Ier et de ses successeurs).

François-Antoine ne resta pas longtemps Seigneur d’Uhrendorf et de Breuschwald. Tout laisse à penser qu’il géra mal ses biens situés à Ernolsheim et qu’il fut obligé de les vendre. Le colonel de Cléry fut pensionné en 1770 et se retira à Soultz en Haute Alsace (Haut-Rhin). Son fils, François-Jacques, complètement ruiné, entra dans l’armée du Roi de Prusse comme simple soldat, en 1773 à Berlin. Il abandonna son titre de noblesse. Il devint sergent et en 1804, il était maître d’arme du futur empereur Guillaume Ier.

Au cours du XVIIIe siècle, il est ensuite aux mains des Wimpfen, avant d’être converti en exploitation agricole. Aujourd’hui, il est propriété de la famille REIBEL, et ce depuis la fin du XIXe siècle.

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